Empty Leg (vol à vide) :
Vol de repositionnement sans passagers, effectué pour ramener un appareil vers sa base ou le positionner pour un vol suivant. Ces vols génèrent des coûts opérationnels identiques aux vols commerciaux, mais peuvent être commercialisés à tarifs réduits pour amortir partiellement les frais. La disponibilité des empty legs est imprévisible et dépend des rotations d'appareils. Les itinéraires et horaires sont fixes, avec une flexibilité limitée. Cette option convient aux passagers ayant une grande souplesse de planning et acceptant des conditions d'annulation strictes.
Ferry flight (vol de convoyage) :
Vol technique sans passagers commerciaux, effectué pour repositionner un appareil ou le transférer entre bases. Contrairement aux empty legs, les ferry flights ne sont généralement pas commercialisés. Ils surviennent lors de maintenances programmées, livraisons d'appareils, ou repositionnements stratégiques de flotte. Ces vols respectent les mêmes standards de sécurité que les vols commerciaux mais avec équipage minimal. Leur existence influence indirectement les disponibilités et tarifs des appareils dans certaines régions. Les ferry flights peuvent également être nécessaires après des inspections techniques majeures ou lors du transfert d'un appareil vers un nouveau propriétaire ou locataire. La planification de ces vols nécessite une coordination précise avec les autorités aéronautiques et les services de maintenance pour garantir la conformité réglementaire.
Positioning flight:
Vol préliminaire permettant à un appareil de rejoindre l'aéroport de départ du client. Ce vol est nécessaire lorsque l'avion affecté se trouve dans une autre région au moment de la demande. Les frais de positioning sont généralement répercutés sur le devis global, sauf opportunité de commercialisation en empty leg. Un appareil basé localement élimine ce surcoût et réduit les délais de mobilisation. La répartition géographique des flottes influence donc directement la structure tarifaire finale.
AOC (Air Operator Certificate):
Certification délivrée par une autorité aéronautique nationale autorisant une compagnie à exploiter commercialement des aéronefs. L'AOC atteste du respect des normes de sécurité, maintenance, formation équipage et procédures opérationnelles. Chaque opérateur aérien doit détenir un AOC valide correspondant aux types d'appareils exploités et aux zones géographiques d'opération. Les courtiers comme Artheau Aviation ne possèdent pas d'AOC mais collaborent exclusivement avec des opérateurs certifiés. La vérification systématique des AOC garantit la conformité réglementaire et la sécurité des opérations. Les AOC sont soumis à des audits réguliers et peuvent être suspendus ou révoqués en cas de non-conformité, raison pour laquelle les courtiers professionnels maintiennent une veille constante sur le statut de leurs partenaires opérateurs.
ACMI (Aircraft, Crew, Maintenance, Insurance) :
Formule de location incluant l'appareil, l'équipage complet, la maintenance et l'assurance. Le client affréteur fournit uniquement le carburant et assume les redevances aéroportuaires. Cette formule est courante dans l'aviation commerciale pour des besoins saisonniers ou le renforcement temporaire de capacités. Les réglementations européennes encadrent strictement l'ACMI pour préserver la concurrence et les standards sociaux. Un courtier peut structurer des solutions ACMI conformes pour des opérations cargo ou des programmes passagers spécifiques.
Wet lease :
Location d'appareil avec équipage et maintenance inclus, formule proche de l'ACMI mais avec des prestations opérationnelles plus complètes. Le loueur assure l'exploitation technique tandis que le locataire conserve la responsabilité commerciale. Cette formule permet de pallier rapidement une indisponibilité de flotte ou de tester un nouveau marché sans investissement capitalistique. La durée contractuelle varie de quelques semaines à plusieurs mois selon les besoins. Les implications réglementaires diffèrent selon les zones géographiques et nécessitent une analyse juridique préalable.
Dry lease :
Location d'appareil seul, sans équipage ni services opérationnels. Le locataire assume l'intégralité de l'exploitation : recrutement équipage, maintenance, assurances, certifications. Cette formule s'adresse aux opérateurs possédant déjà l'infrastructure nécessaire et souhaitant augmenter temporairement leur capacité. Les implications réglementaires sont complexes et nécessitent souvent l'obtention d'autorisations spécifiques. Le dry lease reste marginal dans l'affrètement ponctuel mais courant dans les stratégies de flotte des compagnies établies.
Block hours (heures bloc) :
Durée totale entre le moment où l'appareil commence à rouler pour le départ et celui où il s'immobilise après l'atterrissage. Cette mesure inclut le roulage au sol, le temps de vol effectif, et les procédures d'arrivée. Les block hours constituent la base de facturation standard dans l'aviation d'affaires. Elles diffèrent du temps de vol pur et sont toujours supérieures. Les devis précisent systématiquement cette méthode de calcul pour garantir la transparence tarifaire.
Minimum block time :
Durée minimale facturable imposée par l'opérateur, indépendamment du temps de vol réel. Ce minimum couvre les coûts fixes de mobilisation d'équipage et d'appareil. Il varie généralement entre une et trois heures selon le type d'avion et la politique commerciale. Un vol très court peut ainsi être facturé sur une base supérieure au temps effectif. Cette clause standard protège la rentabilité opérationnelle des vols de courte distance.
Repositioning costs (frais de repositionnement) :
Frais engendrés par les vols de positionnement et retour à vide de l'appareil. Ces coûts sont calculés en block hours et ajoutés au tarif du vol commercial principal. Leur montant dépend de la distance entre la base de l'appareil et l'aéroport de départ client. Un appareil basalement localisé élimine ces frais et améliore la compétitivité tarifaire. Les courtiers optimisent ces paramètres en sélectionnant les appareils les mieux positionnés géographiquement et en explorant les possibilités de commercialisation des segments à vide sous forme d'empty legs. Dans certains cas, la combinaison intelligente de plusieurs demandes clients permet de créer des rotations optimisées réduisant significativement les coûts de repositionnement pour l'ensemble des parties.